Que le Seigneur te garde dans sa main et ne serre jamais trop fort son poing.
Bonjour, chers amis,
Il y a beaucoup à dire aujourd’hui, mais avant tout…
Vous avez été nombreux à nous écrire après notre dernière lettre d’information pour nous demander si nous avions eu des nouvelles de ma famille. J’aurais aimé avoir de meilleures nouvelles à vous annoncer. Nous attendons toujours…
À ce jour, nous n’avons toujours pas réussi à joindre ma mère, mon frère, ma sœur ni leurs familles en Iran. Le silence persiste, et comme tant de familles à travers le monde en temps de guerre, nous sommes réduits à attendre et à espérer le moment où un message finira par nous parvenir.
Votre gentillesse ces derniers jours a compté plus que je ne saurais l’exprimer.
Depuis mon dernier message, certaines personnes ont choisi de prendre leurs distances à cause de ce que j’ai écrit sur la guerre et la valeur de la vie humaine. Mais ma conviction reste inchangée : chaque enfant perdu à la guerre est une tragédie. Chaque vie civile détruite est une perte qu'aucune politique, idéologie ou vengeance ne peut justifier. Ceux qui déclenchent les guerres en paient rarement le prix. Ce sont les familles ordinaires qui paient… le prix fort.
Vivre avec un cancer métastatique m'a rendu impossible d'ignorer à quel point la vie est véritablement fragile. Lorsque l'on est confronté à cette réalité chaque jour, la vie devient trop précieuse pour être considérée comme jetable.
Du côté positif, cette semaine nous apporte trois rappels de renouveau.
Le mois de mars nous offre la Saint-Patrick, une célébration de l’esprit et de la résilience irlandais. L’histoire montre que les Irlandais — peut-être parce qu’ils ont eux-mêmes connu la souffrance — sont souvent parmi les premiers à défendre l’humanité quand cela compte.
Et quelques jours plus tard vient l’Aïd, une autre célébration du renouveau et du rassemblement, observée par les musulmans du monde entier. À peu près à la même période arrive Norouz, le Nouvel An persan — cette ancienne célébration qui commence le premier jour du printemps et accueille la lumière, le renouveau et l’espoir.
Des traditions différentes. Des cultures différentes. Le même souhait discret que l’hiver s’achève et que quelque chose de meilleur grandisse.
Et en parlant de traditions, il semble que chaque famille que nous connaissons ait au moins une histoire d’amour qui devient un peu plus dramatique à chaque fois qu’on la raconte. Les Irlandais ne font certainement pas exception !
La famille de Jim en a certainement quelques-unes. En voici une…
D'après la légende familiale (et par là, je veux dire Jim et moi, et nous nous excusons auprès de tous les amis qui ont déjà entendu cette histoire), ses arrière-grands-parents se sont rencontrés pour la première fois le jour de la Saint-Patrick, à bord d'un bateau d'excursion naviguant sur le fleuve Connecticut, dans les années 1880.
Andrew Cody était musicien. Il jouait du cor. Peut-être une sorte d’artiste itinérant capable de charmer une salle remplie d’inconnus. Mary Byrne, quant à elle, était une jeune femme sérieuse. Elle se trouvait sur ce bateau d’excursion avec ses frères ce jour-là. Et elle n’était pas du genre à être particulièrement impressionnée par des musiciens réputés pour leur penchant pour l’alcool.
Quoi qu’il en soit, la manière exacte dont la rencontre s’est déroulée dépend de la version de l’histoire que Jim raconte ce jour-là. Voici une version abrégée de sa préférée…
Une tempête s'abattit soudainement sur la rivière. Le bateau se mit à tanguer violemment. Le groupe et ses instruments glissèrent sur le pont, et les passagers se réfugièrent où ils le pouvaient. Des éclairs zébraient le ciel et, à un moment particulièrement dramatique, Andrew fut projeté à travers le pont… pour atterrir en plein sur les genoux de Mary Byrne (au grand dam de ses frères).
Mais c'est ainsi, selon la légende familiale, que la romance a commencé.
La question de savoir si chaque détail est historiquement exact fait encore débat. Même chez la mère de Jim.
Mais les Irlandais ne se sont jamais trop souciés de laisser les faits gâcher une bonne histoire.
C'est ce même esprit d'amour qui se trouve dans les moments inattendus, avec un destin offrant plus de possibilités que nous n'osons l'imaginer, qui est au cœur du livre que nous partageons aujourd'hui.
Jane Austen Ne Peut Pas Se Marier est une histoire de voyage dans le temps mettant en scène des agents envoyés dans le passé pour corriger les erreurs de l’humanité. Si seulement cela était vraiment possible.
Nous avons écrit ce roman il y a trois ans, peu après mon diagnostic de métastases. D’une certaine manière, je voulais imaginer un monde où l’histoire pourrait être poussée vers une voie différente, et peut-être meilleure.
Cette histoire se poursuit dans sa suite, Efface Moi, où les enjeux sont plus importants et où le passé s’avère encore plus difficile à réécrire. Les deux livres sont disponibles partout où l’on vend des livres ou à prix très réduit via notre boutique en ligne. Bonne lecture !
À l'approche du printemps, que vous fêtiez la Saint-Patrick, l'Aïd al-Fitr, Norouz ou simplement le retour des beaux jours… c'est avec une gratitude sincère que nous vous souhaitons paix, santé et de nombreuses histoires à savourer !